14 décembre 2007
Attention, sarkozysation du FMI
Avoir un Français à la tête du FMI, ça aurait pu être quelque chose de positif; de surcroît un socialiste. Mais, malheur à la social-démocratie: DSK ne se comporte pas en socialiste, mais en Français moyen (encore que, à voir la chute désormais régulière du petit agité...) devenu adepte des slogans de publicité de campagne de notre petit malheureux!!!
Car Strauss-Kahn a tout simplement renié, ou peut-être plus simplement oublié ce qui pouvait faire de lui un socialiste, en se soumettant délibérément à la doxa libérale du FMI et au discours simpliste du petit agité. C'est le Canard enchaîné qui le rapporte: DSK estime que la France doit travailler plus si elle veut gagner plus!!! Nous savions que DSK n'était pas un ardent défenseur des 35h, mais de là à laisser entendre que les Français n'en foutent pas assez! Pour franchement utiliser les mêmes mots que Naboléon, cela doit être que DSK avait un grand fond libéral qui était adoucit par la fréquentation des socialistes...
Car il n'y a pas que le discours qui est emprunté à Sarko, les pratiques le sont aussi: réduction du nombre de fonctionnaires du FMI, et augmentation expresse de son propre salaire (500 000$ par an) de 7,5%!! Certes, cela n'a rien à voir avec les 172% d'augmentation de Sarko, mais la llogique est la même; la même aussi que ces patrons qui se payent en stock-options et golden parachutes, rejetés il me semble par les socialistes!!
DSK s'exercerait-il à devenir le futur président français en singeant l'actuel?
27 septembre 2007
Suppression des avantages sociaux: la Banque mondiale joue franc jeu
La mission de la Banque mondiale est d'aider les pays en voie de développement et les pays les moins avancés à sortir de l'ornière, par l'émergence de la démocratie, des programmes en faveur de la santé et de l'éducation, l'émergence de services publics, bref, diminuer la pauvreté et renforcer les Etats de droit.
Cependant, le dernier rapport rendu par la Banque mondiale laisse dubitatif; rien que le nom paraît paradoxal: Doing business! Faire en sorte que les entreprises de ces pays pauvres puissent se développer de cette manière pourrait presque passer, logique libérale inefficace, mais soit. Or, à parcourir un peu le document, on se trouve happé dans un monde de requins, et les objectifs louables de la Banque mondiale se retrouvent remisés au placard... finalement, rien ne change.
Mais ici, il est question de faire son marché: où est-ce que moi, grand entreprise internationale, je pourrais bien implanter mes prochaines succursales, faire quelques délocalisations???!! Un classement est établi, et les critères ravageurs: coût du travail licenciement compris, montant des impôts sur les sociétés. Les quelques 10 000 salariés de la Banque mondiale ne servent donc qu'à préparer le terrain aux entreprises qui veulent produire plus en payant moins.
Dans le classement apparaissent même des pays qui n'adhèrent pas à l'Organisation internationale du travail, qui impose un minimum de règles. Le salarié jetable, c'est le top. Et ce type de rapport, qui ne contribue en rien à chercher dans le sens de moins de pauvreté, risque surtout de servir de moyen de pression sur les pays qui accordent trop d'avantages sociaux aux salariés... l'allongement de la durée de travail est un atout, songez-y, camarades... patrons!!!
22 mai 2007
Du nettoyage à la banque mondiale
Victoire, Wolfowitz a enfin démissionné, grâce à la pression du CA de la BM et des pays européens, Bush n'ayant pu le soutenir plus longtemps.
Mais petite victoire: les institutions internationales sont toujours aussi peu démocratiques, et si ce n'avait été Paul Wolfowitz, peut-être bien que la pression n'aurait pas été aussi forte... et donc pas de démission!
Et le problème se prolonge également à l'égard des autres pays: les européens et les américains se partagent les "gâteau" international! Aux Etats-uniens la présidence de la Banque mondiale, aux Européens celle du Fonds monétaire international... les autres n'étant que des subalternes! Ni Etats-uniens ni Européens ne sont prêts à lacher du lest... quitte à lasser les autres pays? Les pousser à se rebeller à l'égard de ce système totalement aux mains des plus puissants?
Ne pas jouer le jeu de la démocratie est toujours un risque plus important que la démocratie même, et le contexte international n'étant plus celui de l'après 2è guerre mondiale, une franche évolution démocratique est plus que de mise!
16 avril 2007
L'arrogance du néo-con de la Banque mondiale: la corruption en système
Paul Wolfowitz a augmenté considérablement le salaire de sa compagne, travaillant elle aussi à la Banque mondiale. Il le reconnaît bien volontiers, reconnaissant une erreur. Mais alors que la Banque mondiale, organe ultralibéral à la botte de Bush, a pour objectif de lutter contre la corruption, cet inspirateur de la guerre en Irak a décidé de rester en place!!! Même pas peur...
Quelle suffisance, quel dédain!!! Les ultralibéraux n'ont vraiment plus aucune barrière, car les réactions suffisamment vives seront-elles assez tenaces, alors que Bush lui a déjà apporté son soutien, ainsi que des pays africains qui ont reçu des aides de la Banque!
L'exemplarité vient peu souvent des conservateurs: Chirac est tranquille depuis un moment alors que les casseroles sont tintinabulantes, et pour un moment si Sarko passe (un accord a été passé pour qu'une loi limite à 10 ans les instructions, ce qui est le cas pour trois affaires concernant notre Président...); Sarkozy peut légitimement être soupçonné dans son fief, mais quelle enquête (et quand!) pourrait nous le dire!!
Les néo-cons, américains, français ou autres, se sentent les mains libres pour donner les leçons de bonne morale aux plus pauvres en s'en mettant plein les poches...
10 avril 2007
La Banque mondiale devra être réformée, et vite
Lisant un entrefilet dans le Libé du 9 avril, page "économie", j'appris tout à la fois que la banque mondiale s'occupait de "projets sociaux consacrés notamment à l'éducation ou à la santé" (bonne nouvelle), et que la plupart de ses dirigeants, dont le très conservateur Paul Wolfowitz, souhaitaient voir les efforts de la Banque mondiale concentrés sur le soutien à la croissance économique plutôt qu'à ces projets sociaux!!
Le problème avec toutes ces institutions, OMC, FMI etc., c'est qu'elle sont porteuses d'une vision libérale voire plus, de l'économie, et que l'aide apportée dépend de l'adaptation ou non au dérèglement du marché des pays bénéficiaires! Or, on sait que le développement d'un pays ne tient pas qu'au fonctionnement libéral de l'économie, loin s'en faut, mais bien plus à l'élévation de son niveau d'éducation, et à un meilleur accès à la santé!
En marginalisant encore plus ces projets sociaux, l'occident met sous sa coupe des pays qui ne pourront pas s'en sortir uniquement grâce aux marchés, les rend dépendants sans leur laisser la possibilité de s'émanciper! Cette question là est fondamentale, dans une logique de solidarité internationale, et seule Royal propose une modification des règles du jeu internationales, ce qui sera un long combat!