L'ilôt des pingouins

"Mais quand les lois seront justes, les hommes seront justes." Anatole France

28 novembre 2007

Sale climat de répression

    Lorsque l'on ne lit pas ou ne regarde pas les médias dominants (qui sont en général propriétés d'amis du petit agité!), et que l'on s'intéresse à ce que ces médias ne disent pas ou omettent de dire, la situation n'est pas belle à voir.

    De quoi s'agit-il? tout simplement d'un ordre répressif malsain, qui s'installe d'une manière ou d'une autre, le mensonge institutionnel ou la violence! Aujourd'hui, il n'est plus possible de n'être pas d'accord avec les décisions (loi, décrets, circulaires...) imposées par la majorité actuelle, et dont Sarko est l'inspirateur, en tout cas le décideur!

    Les émeutes à Villiers-le-Bel, les manifestations étudiantes et lycéennes, les manifestations d'avocats et de greffiers, tous subissent le même sort: la violence institutionnelle légitimée, défendue ou cachée; les CRS qui chargent, qui frappent, et blessent, forcément, puis qui se posent en victime; les officiers de police de la BAC (Brigade anti-criminalité) qui utilisent les flash-ball, en visant à hauteur de tête, et qui blessent, forcément; les lycéens bloqueurs délogés par les CRS (à Caen)... Tout cela se finit en arrestation: puisqu'on vous dit qu'ils ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, puisqu'on vous dit qu'ils ont provoqués les forces de l'ordre par leur attitude agressive, donc dangereuse! Les "meneurs" des blocages lycéens dénoncés par les proviseurs...

    Mais qu'en est-il de toute cette violence qui se déchaîne contre les forces de l'ordre? Les jeunes de ce pays seraient-ils devenus tout d'un coup féroces à ce point? Ou bien les forces de l'ordre auraient-elles des consignes pour réagir illico, voire même ne pas attendre l'incident déclencheur, pour tout simplement montrer que le vieil ordre est revenu, celui qui ne tolère aucun pet de travers?

    Malheureusement pour les autorités, quelles qu'elles soient (policiers, ministres, président ou conseillers du présidents, amis patrons de presse du président), la technologie rend cet ordre vieillot plus illusoire! Lorsque des vidéos montrent que les CRS n'ont subi aucune agression, mais qu'ils ont agi en premier sur (a priori) aucune raison apparente, le mensonge médiatique ne tient plus!

    Lorsqu'un habitant de Villiers-le-Bel filme la voiture accidentée des policiers (cf Le Monde, qui a pu visionner la film), sans aucune intervention des dangereux jeunes de banlieue, persister, comme le font l'IGPN et la ministre des chiens dangereux, MAM, dans la version de la violence des jeunes, ces personnes là, qui sont aux responsabilités, et sont donc censées se comporter de manière responsable, déclenchent cette violence!

    Ce message n'est aucunement destiné à faire de l'anti-flics primaire! Mais je ne peux cacher mon angoisse face à l'utilisation des forces de l'ordre qui est faite par le pouvoir Sarko; il y là dévoiement malheureusement spectaculaire des missions de service public des forces de l'ordre: la sécurité, la tranquillité et la paix publique! L'acharnement du petit agité permet de se poser la question de savoir pour quelles personnes la sécurité est assurée... et pour qui elle ne l'est pas!

    Ce retour au vieil ordre augure très mal pour notre démocratie: le droit d'opposition n'existe plus vraiment; autre signe de cette impossible opposition: comme l'a révélé le Canard enchaîné du 28 novembre, Rachida Dati, ministre de la justice qui met actuellement en oeuvre la destruction de la carte judiciaire, supporte tellement mal l'opposition à son projet que, quand elle passe à la radio et que des auditeurs peuvent appeler pour poser des questions, ordre est donné aux militants de l'UMP d'appeler en masse pour que Dati n'ait pas de questions gênantes!!!

    Pauvre démocratie, pauvre peuple...

Posté par Orberose à 23:14 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


27 octobre 2007

Vers moins de démocratie française

    Le comité Balladur a presque rendu son rapport, mais il est déjà terminé et disponible sur Libé. A lire la presse (en particulier Nouvel Obs), il était temps de réformer la Vè République pour l'adapter "aux pratiques constatées depuis belle lurette" et pour la rapprocher du fonctionnement "en vigueur dans la plupart des démocraties occidentales"!!

    C'est consternant de lire cette mauvaise prose! Encore une fois, les journalistes ne prennent pas de recul sur ce que dit le petit agité (quand il s'agit d'institutions, européennes ou françaises, un large consensus se dégage bizarrement chez les journalistes...): car les "pratiques constatées depuis belle lurette", qui concernent surtout le président, n'ont pas cessé d'être renforcées, à partir du moment où de Gaulle a décidé par référendum de faire élire le président de la République au suffrage universel. Par ailleurs, Sarko, qui demande un costume constitutionnel sur mesure, a des pratiques qui tranchent avec les anciennes, puisqu'il présidentialise à outrance.

    Ce faisant, il n'offre que quelques hochets aux parlementaires, loin d'équilibrer le système: à l'avenir, si la réforme passe, le président sera extrêmement renforcé (c'est lui qui définirait les grandes orientations de la nation; il pourra s'exprimer devant les assemblées avec débat mais sans vote...), mais la responsabilité qui accompagne tout pouvoir afin de l'équilibrer (c'est le principe dans les démocraties)... ne changera pas! Le président restera un grand irresponsable. Imaginez: si la politique de la nation est contestée, le président pourra virer le premier ministre, aller s'exprimer devant l'Assemblée nationale et le Sénat pour en discuter un peu si le président le souhaite... mais le président restera! Et ce, même s'il commet des fautes...

    Enfin, à moins de ne considérer comme démocratie les seuls Etats-Unis (et encore, le président étasunien peut se faire évincer du pouvoir par la procédure de l'impeachment, inexistante en France...), la plupart des démocraties occidentales ont un chef d'Etat qui a peu de pouvoir et où les parlements ont de véritables pouvoirs, bref, tout l'inverse de ce qui se passe(ra) en France!!!
La démocratie française souffre de ces réformes constitutionnelles qui n'ont pour seul objectif que d'adapter la constitution à leur président: de Gaulle l'a fait, c'était déjà de trop; Sarko croit pouvoir se le permettre... la Vè République est, dès l'origine, une possibilité ouverte à toutes les dérives monarchiques!

    Les journalistes, en tout cas ceux du nouvel obs (et très certainement de TF1 & co), ne chercherait-ils pas à faciliter la réforme voulue par le prince?    

Posté par Orberose à 19:15 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2007

Le divorce des Sarkozy change la donne

    Au mois de septembre, au moment de la création de la commission sur la libération des infirmières bulgares, le futur président de la commission parlementaire Pierre Moscovici estimait que Cécilia Sarkozy ne serait pas auditionnée, alors qu'elle avait participé à la délégation partie en Lybie. Ce refus ne s'expliquait pas vraiment: certes, Sarkozy avait exprimé son opposition à cette convocation; cependant, le président de la République française n'est pas en mesure de dicter, en principe, la loi aux parlementaires! A moins de considérer que la Vème République masque en fait un régime monarchique...

    Le divorce des Sarkozy pouvait changer la donne, même si les médias ne se sont pas vraiment poser la question... jusqu'à ce que, enfin, cette question soit posée à Moscovici. Qui a estimé que cette convocation était envisageable!

    Ce revirement est positif dans la mesure où l'éclairage pourra être fait, en tout cas entamé! Cependant, d'un point de vue constitutionnel, reste cette question: si auparavant le fait d'être première dame de France donnait une certaine stature publique à la femme du président, avec Sarko, la femme du président a obtenu un statut juridique, certes inconstitutionnel, mais un staut juridique quand-même. Comment expliquer autrement le fait que désormais il soit possible d'entendre Cécilia (ailleurs que dans la "presse")?

    Une autre chose est sûre: ce n'est pas le comité Balladur qui changera quoi que ce soit!!!

Posté par Orberose à 19:29 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2007

La révision de la constitution malmenée par le fantoche Comité Balladur

    Le Comité Balladur, qui doit rendre au plus vite sa copie au Président Sarko, qui lui a auparavant dicté les grandes lignes, ne fait qu'entériner la présidentialisation du pouvoir version petit agité!!

    Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône et Loire et président d'honneur de la Convention pour la VIè République, et François Colcombet, président de la même Convention, interpellent vivement Ballamou. A lire d'urgence, tout est dit...

Posté par Orberose à 18:35 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2007

Si Dieu le veut...

Même pendant les vacances (les miennes et les siennes...), Sarko continue son petit jeu d'esbrouffe, de tours de passe-passe, de poudre aux yeux! Pour Sarko, faire de la politique (en étant président ou pas: la même agitation politico-médiatique règne autour de lui; seule petite différence: maintenant qu'il est président, il possède beaucoup  plus de pouvoirs...), c'est être sur les écrans.

Même s'il faut pour cela s'attribuer des victoires en n'atant présent qu'à la dernière étape du processus; peu importe que ceux qui ont fait tout le boulot soient nos amis de l'Union européenne!
Etre là aussi en Afrique, aux Etats-Unis, à la cérémonie d'enterrement du cardinal Lustiger...

Etre là, mais ne pas devoir répondre; ce que l'on voit à la télé, c'est l'agitation, pour ce qui est de la politique, mieux vaut ne pas en parler: les journalistes, cette nuée qui accompagne le président, pourraient comprendre! Les vidéos et photos, ce n'est que pour le présenter en situation avantageuse, le reste, Sarko présume que le peuple s'en fout... ou n'a pas à savoir!!

Un discours sur les Africains qui ne passe pas? Surtout les journalistes français ne doivent pas faire écho des critiques acerbes venu de ces contrées sans avenir!
Un marché louche avec le petit ange de Tripoli, Kadhafi? Le rôle de Cécilia Sarkozy dans cette affaire?  Circulez, y'a rien à voir!
Des photos qui montrent quelques bourrelets du nabot? Les journalistes de Lagardère savent manier Photoshop à bon escient!

Ces crétins congénitaux de journalistes ne doivent pas critiquer Le Sauveur Président:  ce serait faire acte d'antipatriotisme, voyons!

Et se demander quel est le rôle de ce gouvernement bis que sont les conseilers de l'Elysée, ne serait-ce pas de la sédition, propre à ruiner la confiance des Français en leur pays? Peu importe la démocratie là-dedans, il importe de faire, de paraitre; cependant, le problème de ce fonctionnement n'est pas seulement que c'est un fonctionnement présidentialiste de notre démocratie, c'est également que cela est fait en dehors de tout cadre constitutionnel!!!

Quelle responsabilité des sbires-conseillers du Président? Aucune! Quelle légitimité? Aucune! Ce qui vaut pour Cécilia aussi!!
Mais Sarko a décidé que la question n'était pas là!!

A quand l'appelletion-coquille vide de République Démocratique Française, comme au bon vieux temps de la RDA, ou de ces Etats dictatoriaux africains qui en mettent un paquet dans la dénomination pour ne plus se soucier que de leur propre pouvoir, de leur propre puissance, et de leur propre compte bancaire??!

Posté par Orberose à 19:23 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

La rupture avec la modernité: le grand saut en arrière

On aurait pu penser que, ça y est enfin, ces vieilles pratiques étaient révolues! Balladur était à l'origine de cette pratique en 1993-95, au moment des grandes tourmentes dans le milieu politico-financier: un ministre mis en examen ne pouvait rester au gouvernement! Cela n'avait pas empêché la droite d'avoir des hommes politiques trainant ou ayant trainé des casseroles d'exrcer des mandats, ni Sarko de recruter les bannis!

Le petit agité vient de rompre avec cette règle non écrite: il a fait entrer dans son nouveau gouvernement un élu mis en examen pour "détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts", le maire UDF d'Issy-les-Moulineaux, André Santini!

On savait déjà que le petit agité n'avait que faire de la justice, à la manière dont il a pu à plusieurs reprises allumés un certain nombre de juge! Il est toujours plus facile de donner des leçons que d'appliquer les règles, Sarko va fixer des minimums légaux pour la récidive quand il embauche des hommes pas en-dessous de tout soupçon! Ce doit être ça, l'exemplarité de Sarko et sa politique du mérite: c'est le plus fort qui décide...

Posté par Orberose à 19:26 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Illustration de la méthode Sarko par la réforme de l'université: l'illusion, encore et toujours

L'illusion, celle de l'ouverture, mais aussi celle de la discussion et de la négociation; la rupture avec la droite ancienne n'est pas consommée! Car faire croire que l'on négocie quand on ne fait que discuter, faire croire que l'on discute quand on n'écoute pas l'autre, ses propositions!!!

L'illustration risque d'être faite d'ici peu sur la réforme de l'université: un calendrier précis avait été mis en place, avec des grouopes de travail; la loi prendrait en compte ces travaux. Las! Pécresse veut aller vite en besogne; il faut la comprendre, l'été arrive, avec les vacances... des étudiants, pour éviter d'enflammer les rues, il n'y a pas mieux; pour faire passer une mesure impopulaire, c'est franchement l'idéal!

Les syndicats étudiants, Unef, Fage et autres réagissent d'ores et déjà, promettant une rentrée fracassante! La pression sera-t-elle suffisante? Sinon, la rue sera la seule issue après les débats au Parlement, où la gauche devra être offensive comme elle l'a été sur le CPE!

En tout cas, cela ne risque pas d'être la seule fois où la méthode de passage dans le dos risque d'avoir lieu: le contrat de travail unique, l'environnement, la TVA sociale... sont autant de points sur lesquels Sarko va tenter de créer l'illusion!
Partis de gauche, organisations syndicales, citoyens jeunes et moins jeunes devront montrer qu'ils ne sont pas dupes, contrer ces venins de la droite, et proposer des alternatives!

Posté par Orberose à 19:08 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2007

Cumul, on t'enc***

Ah, la belle démocratie sarkozyenne, décomplexée, à l'aise quoi! Les nouveaux ministres, en tout cas ceux les plus importants du nouveau gouvernement Sarko-Fillon Ier, cmptent bien se présenter aux législatives: c'est-à-dire Fillon lui-même, qui peut bien montrer la voie à ses obligés, et Juppé, l'ex-vénitien du Québec.

A-t-on besoin d'être député pour pouvoir être ministre? Non, bien sûr, et les exemples ne manquent pas: les ministres dits de la société civile, comme Breton (lui, c'était plutôt des sociétés du Cac 40...), et même le tout dernier premier ministre, j'ai nommé de Villepin, qui n'a d'ailleurs jamais été élu de sa vie! Alors, à quoi bon se présenter aux législatives quand on est ministre, le cumul, pour le coup étant impossible? Tout simplement pour fausser le jeu démocratique: un Fillon ou un Juppé qui se présente, ça a autrement de gueule qu'un lambda de l'UMP local; là, on a droit à du lourd, des ministres, c'est pas rien, ça influence comme il faut le citoyen "de base"; sans que ce dernier sache que le ministre pour lequel il est en train de voter ne sera pas le député, puisque ministre, et que c'est son suppléant qui le deviendra!!!

Juppé ajoute tranquillement à ceci qu'il restera le maire de Bordeaux; certes, la Constitution n'interdit pas le cumul (et la Constitution de la Vè République n'est pas le meilleur gage de respect de la démocratie), mais depuis Jospin une règle non écrite commençait à s'imposer, qu'on était pas ministre et chef de l'exécutif d'une collectivité locale (mairie, conseil général, conseil régional), afin d'éviter les conflits d'intérêts; mais n'oublions pas que le petit agité, même ministre d'Etat de l'Intérieur, était resté président du Conseil général des Hauts de Seine; si le chef l'a fait, pourquoi pas les sous-chefs...

De manière de plus en plus certaine, la seule règle qui prévaudra  sera:"je fais ce que je veux dans mon Etat"...

Posté par Orberose à 13:41 - Démocratie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2007

L'Etat UMP n'a malheureusement vraiment peur de rien

De manière de plus en plus caricaturale, l'Etat UMP étend sa main-mise sur tous les étages de l'Etat français. Après avoir repoussé la publication de certains rapports désavantageux pour Sarko et le gouvernement dont il est issu, l'Etat montre une fois de plus sa partialité et sa mauvaise fois.

Alors que jamais les chiffres de la délinquance n'étaient publiés sur 4 mois, cela vient d'être fait! Mais de la manière la plus fourbe qui soit, la plus malhonnête: les chiffres sortis viennent d'une comparaison avec la même période de l'année... 2002!!! Et bien sûr, ces chiffres sont plutôt positifs pour le gouvernement UMP et son candidat, annonçant une baisse de la délinquance générale, mais une nouvelle augmentation des violences aux personnes.

De quelle manière se justifie cette publication de données, d'un point de vue méthodologique, d'un point de vue scientifique? La réponse est: faire gagner Sarko, montrer que son action a été positive par rapport à la fin de mandat de la gauche!

N'est-ce pas de cette manière que l'on sape la confiance des citoyens envers la politique? Si, bien sûr!
N'y a-t-il pas un moyen pour éviter ce genre de pratiques, pour faire surgir l'utilité de la politique? Si, bien sûr, en votant Royal!

Posté par Orberose à 17:42 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2007

Vive les débats!

Mais que peut donc craindre le petit agité, pour refuser ainsi le débat proposé par Bayrou? Car derrière la posture archaïque, il doit bien y avoir quelque chose; une gêne aux entournures; la peur de ne pouvoir démontrer qu'il va avoir du mal à faire des concessions sur sa pratique héritée des Pasqua et consorts, et de s'en prendre plein la vue sur sa conception démocratique?

Il y a certainement de cela, mais prime aussi sûrement la manière de faire, les méthodes, l'attachement à un système à bout de souffle pour mieux servir non pas la France, mais ses propres intérêts et amis! Comme l'a dit Montebourg, Sarko "est l’un des seuls à vouloir défendre le système mourant de la cinquième République [...] parce qu'il a besoin de ce régime autoritaire pour se préparer à faire passer par la force les potions amères de l’ultra-libéralisme"! Il s'y attache, à cette Vè, dans la plus pure tradition : un deuxième tour, c'est les deux finalistes, na! les autres n'avaient qu'à pas être éliminés, ce sont les électeurs qui ont choisi, blabla: au final, Sarko n'aura entendu qu'une petite partie des électeurs, ceux qui ont voté pour lui au premier tour; en gros, une bonne partie de frontistes et les plus riches et favorisés!

Et les dialogues et les débats risquent fortement d'être bannis de la "République" sarkozyenne: dans sa dialectique, ça donnera quelque chose du genre: vous m'avez désigné comme président de la République, vous avez voté pour mes idées et mon programme, il n'y a pas à aller plus loin!

C'est ce que Sarkozy appelle "l'ouverture"; ajoutons "à l'extrême droite"!

De son côté, Royal accepte le débat, la confrontation afin de parler et d'écouter les citoyens, ceux qui ont préféré d'autres voies! Pas pour leur dire qu'ils n'ont pas le choix, et qu'en cas de mauvais choix les centristes seront karchérisés; mais parce que le Pacte présidentiel est basé sur l'ouverture, la rénovation des institutions, des méthodes et des manières de faire: et là il ne s'agit pas de contraindre, mais de convaincre!

Posté par Orberose à 17:18 - Démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »