L'ilôt des pingouins

"Mais quand les lois seront justes, les hommes seront justes." Anatole France

14 décembre 2007

Attention, sarkozysation du FMI

    Avoir un Français à la tête du FMI, ça aurait pu être quelque chose de positif; de surcroît un socialiste. Mais, malheur à la social-démocratie: DSK ne se comporte pas en socialiste, mais en Français moyen (encore que, à voir la chute désormais régulière du petit agité...) devenu adepte des slogans de publicité de campagne de notre petit malheureux!!!

    Car Strauss-Kahn a tout simplement renié, ou peut-être plus simplement oublié ce qui pouvait faire de lui un socialiste, en se soumettant délibérément à la doxa libérale du FMI et au discours simpliste du petit agité. C'est le Canard enchaîné qui le rapporte: DSK estime que la France doit travailler plus si elle veut gagner plus!!! Nous savions que DSK n'était pas un ardent défenseur des 35h, mais de là à laisser entendre que les Français n'en foutent pas assez! Pour franchement utiliser les mêmes mots que Naboléon, cela doit être que DSK avait un grand fond libéral qui était adoucit par la fréquentation des socialistes...

    Car il n'y a pas que le discours qui est emprunté à Sarko, les pratiques le sont aussi: réduction du nombre de fonctionnaires du FMI, et augmentation expresse de son propre salaire  (500 000$ par an) de 7,5%!! Certes, cela n'a rien à voir avec les 172% d'augmentation de Sarko, mais la llogique est la même; la même aussi que ces patrons qui se payent en stock-options et golden parachutes, rejetés il me semble par les socialistes!!

    DSK s'exercerait-il à devenir le futur président français en singeant l'actuel?

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11 décembre 2007

De quelles leçons a besoin le Parti socialiste?

    Denis Macshane, ancien ministre anglais des Affaires européennes, a raison de vouloir un changement profond du Parti socialiste français, et il fait un constat plutôt juste de ce qu'est la politique du petit agité. Mais les leçons qu'il veut donner (sur Libé, Leçons anglaises à l'usage des socialistes français) sont celles d'un socialiste britannique, dont l'état du pays lors de l'arrivée au pouvoir du Labour en 97 n'avait rien de comparable avec l'état de la France lors de celle du PS; et par conséquent, les évolutions qu'a connues le Labour  ne pouvaient être les mêmes que celles du PS.
Et la France n'est toujours pas dans l'état de délabrement dans lequel le Royaume Uni avait été laissé après le passage de Thatcher!

    On peut reprocher au PS, justement, de n'avoir pas su évoluer depuis au moins... 1997; et Denis Macshane peut venir avec ses grandes leçons, mais un certain nombre de membres du PS critiquent déjà, et depuis un petit moment, la stagnation idéologique du PS. Dont les partisans de... Arnaud Montebourg, justement, celui dont il dit: "le Labour des années 80 était peuplé d'Arnaud Montebourg qui s'insurgeaient contre l'Europe et soutenaient que le peuple, et non le parti, devait être rééduqué"!!! Pour bien préparer les leçons que l'on donne, mieux vaut maîtriser son sujet...

    Par ailleurs, Macshane part apparemment du présupposé économique que l'intégration du marché est nécessaire à l'évolution du PS; or, entre cesser de pointer du doigt le marché pour mieux appréhender son fonctionnement afin de le réorienter, et l'accepter de manière un peu benête, il y a place au débat; je ne suis par exemple pas sûr de l'efficacité du marché en terme énergétique, et des moyens autres que la privatisation pour résorber la dette existent (la Gauche plurielle l'a fait de 1997 à 2002). Je ne suis pas non plus sûr que l'explosion du travail à temps partiel soit une bonne réponse pour les travailleurs!

    Plus que de leçons de ce genre (ou Macshane présupppose trop vite de la pertinence de ses propres réponses), c'est de débat qu'a besoin le vieux Parti socialiste, et des personnalités comme Macshane ont leur place dans ce débat!

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03 décembre 2007

La réaction salutaire du peuple venezuelien

    Hugo Chavez n'aura pas réussi à faire de la Constitution un instrument de pouvoir illimité, et c'est une bonne nouvelle. Le peuple du Venezuela s'est en effet pronocné à une courte majorité contre le projet de révision de constitution prévoyant la possibilité de se présenter indéfiniment à la tête de l'Etat, et surtout, de censurer les médias en situation de crise! Chavez menait le pays vers une forme de totalitarisme, que Poutine pratqie déjà (malheureusement avec succès, sa formation politique étant arrivé largement en tête dans un pays où l'opposition est tenue écartée des médias...).

    Chavez voulait également mener son pays vers un Etat socialiste, basé sur une économie collectiviste. Chavez est un socialiste qui a su imposer  aux Etats-Unis un rapport de force, alors que les Etats-uniens considéraient l'Amérique du Sud comme son terrain de jeu. Mais Chavez a malheureusement tendance à pratiquer un socialisme autoritaire; et son jeu diploma    tique manifeste une volonté de dominer l'Amérique du Sud. C'est bien dommage, quand les forces progressistes devraient s'unir pour être une force et un contre-poids au libéralisme débridé imposé par les Etats-Unis et les économies occidentales...

Posté par Orberose à 12:47 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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