25 octobre 2007
Etrangers et droits de l'homme sous pression
La course au sans-papier s'intensifie d'années en années, sous le coup du populisme du petit agité sur la question. Alors que les préfets se sont vertement fait tançés au mois de septembre pour le motif d'expulsions insuffisantes, certains semblent vouloir rattrapper le coup.
Tous les moyens sont bons: "cueillir" les sans-papiers, les déposer dans une autre ville, le plus éloignée possible; la déstabilisation familiale et sociale, ça paye... Mais ce n'est pas suffisant!!! Lorsque les familles de sans-papiers ont des enfants scolarisés, une étude de leur dossier peut être faite afin de savoir si on pourrait éventuellement leur accorder ces fameux papiers... ou bien les rafler à la sortie de l'école!
Désormais, avoir un enfant de 3 ans n'empêche ni garde à vue, ni détention en centre de rétention: la préfecture doit pouvoir coninuer à expulser! Cependant, un juge des libertés a eu le culot, à Rennes, de déclarer ces procédures d'enfermement d'un enfant en bas âge, de "traitement inhumain et dégradant"; mais quand il faut faire du chiffre... le préfet a donc fait appel de cette décision inique qui protège les étrangers. Et heureusement, la Cour d'appel de Rennes a confirmé le culot du juge des libertés.
Pour autant, cette décision humaine n'est qu'un accroc dans la politique d'expulsions par charettes menée par cet affreux gouvernement, ce ne sera pas suffisant pour arrêter la barbarie de ceux qui donne des leçons aux Africains...